Handisport

Tous les quatre ans les jeux olympiques déclenchent une couverture médiatique phénoménale sur le plan international. Cette compétition possède un second volet, presque une face cachée : les jeux paralympiques. Des athlètes internationaux ayant subi des accidents ou présentant des malformations de naissance s’affrontent dans les mêmes disciplines et sur les mêmes sites que les sportifs « valides ». Cet évènement sportif est décalé dans le temps : il commence quand les jeux olympiques s’arrêtent, tout comme la présence des médias.

Pendant quatre mois, les athlètes vont se préparer sur les différents sites nationaux à cette rencontre. Durant cette préparation, ils vont subir les mêmes pressions que les sportifs « valides », se plier à la même exigence d’entraînement et subir les mêmes pressions dans cette compétition acharnée.

Pour la première fois, à Pékin, les sportifs valides et ceux de l’handisport toucheront la même prime à la médaille. Ce combat fût longtemps la priorité de la fédération. Cependant un écart fondamental persiste : celui de la couverture médiatique. Lors des jeux d’Athènes, les journalistes se sont encore contentés d’un traitement superficiel voir anecdotique de l’évènement. Quelques images ont été diffusées, certains résultats annoncés, mais aucune compétition n’a été retransmise dans son entier. Cette médiatisation tronquée, démontre l’ostracisme dont souffrent les athlètes handicapés dans le milieu sportif.

Pourtant, une couverture médiatique intelligente permettrait enfin le développement d’infrastructures, l’engagement et le soutien des sponsors, jusqu’alors trop frileux, et déclencherait une rémunération des sportifs qui doivent encore aujourd’hui travailler pour subvenir à leurs besoins. Mais surtout, une approche journalistique égalitaire marquerait le début d’un partage plus riche avec le public, et entraînerait l’intégration tant attendue, des handicapés dans notre société.